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Fibre excellence : coup de théâtre à toulouse, un investisseur français "de renom" se positionne et repousse la décision judiciaire
Source: france3-régions.franceinfo.fr publié le 17/06/2026 par Christine Ravier
Le sort des deux dernières usines françaises de pâte à papier n'est pas encore scellé. Alors que le tribunal de commerce de Toulouse devait statuer ce mercredi 17 juin sur l'avenir de Fibre Excellence, placé en redressement judiciaire fin avril, une nouvelle inattendue a rebattu les cartes : un investisseur français "de renom" s'est officiellement positionné pour reprendre le groupe.
Le sort de Fibre Excellence se jouait ce mercredi devant le tribunal de commerce de Toulouse. Placé en redressement judiciaire le 27 avril 2026, le groupe, propriétaire des deux dernières usines françaises de pâte à papier situées à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), est toujours à la recherche d’un repreneur.
"Consolider un projet industriel et financier solide"
"Ce délai d’ici le 6 juillet permettra notamment de poursuivre les discussions sur la levée des conditions suspensives de l’offre portée par la direction. Soutenus dès l’origine par les Régions Occitanie et Sud ainsi que par des investisseurs engagés, l’objectif reste d’ouvrir la voie aux garanties attendues afin de consolider les fondamentaux de la production combinée pâte-électricité et d’assurer la pérennité de l’activité à long terme, sauvegarder les emplois et engager la diversification future du groupe" réagit la direction de Fibre Excellence dans un communiqué de presse, mercredi 17 juin.
"Ces trois semaines supplémentaires doivent désormais être mises à profit pour consolider un projet industriel et financier solide, doté d’une gouvernance claire et d’un véritable capitaine capables de porter la pérennité de l’entreprise" déclare la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, dans un communiqué.
Fibre Excellence, qui détient les deux dernières usines de France de pâte à papier, situées en Haute-Garonne et dans les Bouches-du-Rhône, a été placée en redressement judiciaire fin avril.
670 emplois directs sont menacés dans les deux usines de l'entreprise, dont celle de Saint-Gaudens qui en compte 270 (et 80 de la SEBSO, la Société d’exploitation des bois du Sud-Ouest, chargée de l’approvisionnement en bois). Les deux unités produisent les trois quarts de la pâte à papier consommée en France, destinée à fabriquer des emballages, des mouchoirs ou des cahiers. Elles sont à l'arrêt depuis le mois d'avril.
Une intervention de l'Etat ?
De leur côté, les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la métropole Rouen Normandie ainsi que les syndicats CFDT, CGT et Force ouvrière ont adressé un courrier au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour réclamer une intervention urgente de l’État. Une liquidation de Fibre Excellence aurait un impact sur une filière comptant 10.700 emplois directs et indirects d'après les signataires.
Les collectivités et les syndicats souhaitent qu’un délai supplémentaire soit accordé par le tribunal si les engagements attendus de l’État sont formalisés avant l’audience du 17 juin.
Le projet de reprise porté par la direction est soutenu financièrement à hauteur de 8 millions d’euros par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que par plusieurs partenaires institutionnels et industriels. Mais il s'avère conditionné à plusieurs décisions relevant de l’État.
Régions et syndicats demandent notamment une revalorisation du tarif auquel EDF rachète l’électricité produite par les sites dans le cadre de leur activité, la sécurisation de l’approvisionnement en bois via l’Office national des forêts (ONF), un soutien financier au projet de reprise et des garanties sur les modalités de cession des actifs afin d’assurer la viabilité économique de l’entreprise.
"Souveraineté industrielle"
Le vendredi 12 juin, Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie et Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ont tenu ensemble une conférence de presse à Saint-Gaudens. Elles ont insisté sur le caractère décisif de l'audience de ce mercredi.
Sophie Binet met en cause "l’opacité la plus totale" qui entourerait la procédure. Une lettre d'intention aurait en effet été déposée par le groupe SPB, mais son contenu demeure inaccessible aux représentants des salariés et aux régions. "SPB est un ferrailleur associé à un papetier canadien, donc un concurrent dont on peut douter des réelles motivations", a-t-elle expliqué avant de préciser que cette société avait déjà repris puis "démantelé" les papeteries de Condat.
Le président du conseil départemental de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, avait lui aussi pris position : "Je ne comprends pas que le ministre de l’Industrie ne prenne pas de mesures contre les fossoyeurs de cette industrie. Il y a des solutions, il est possible d’agir".
Pour Carole Delga, le maintien de l'usine Fibre Excellence est une question de "souveraineté industrielle". Par ailleurs, invitée de l'émission Dimanche en Politique diffusée ce dimanche 14 juin à 11h10 sur France 3 Midi-Pyrénées, Carole Delga a indiqué qu'elle allait "saisir directement Emmanuel Macron sur ce dossier Fibre Excellence dans les prochaines heures".
Face à l’urgence, la CGT et Force ouvrière plaident pour une nationalisation temporaire de Fibre Excellence, présentée comme une solution immédiate pour éviter la disparition du groupe.
Fibre Excellence pourrait être placée en liquidation judiciaire. Si l'audience a lieu ce mercredi 17 juin, la décision définitive du tribunal devrait être rendue le 24 juin.
Le sort de Fibre Excellence se jouait ce mercredi devant le tribunal de commerce de Toulouse. Placé en redressement judiciaire le 27 avril 2026, le groupe, propriétaire des deux dernières usines françaises de pâte à papier situées à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), est toujours à la recherche d’un repreneur.
Mais les syndicats et la direction de l'entreprise ont annoncé une nouvelle importante, en milieu de journée : un nouvel investisseur français est candidat à la reprise, "un Français de renom", "positionné officiellement hier soir", rapporte ICI Occitanie radio. Cette avancée a donc poussé le tribunal à reporter l'audience prévue. Cette dernière est renvoyée au 6 juillet pour étudier l'offre de reprise avec ce nouvel investisseur, dont le nom n'a pas été dévoilé.
"Ce délai d’ici le 6 juillet permettra notamment de poursuivre les discussions sur la levée des conditions suspensives de l’offre portée par la direction. Soutenus dès l’origine par les Régions Occitanie et Sud ainsi que par des investisseurs engagés, l’objectif reste d’ouvrir la voie aux garanties attendues afin de consolider les fondamentaux de la production combinée pâte-électricité et d’assurer la pérennité de l’activité à long terme, sauvegarder les emplois et engager la diversification future du groupe" réagit la direction de Fibre Excellence dans un communiqué de presse, mercredi 17 juin.
"Ces trois semaines supplémentaires doivent désormais être mises à profit pour consolider un projet industriel et financier solide, doté d’une gouvernance claire et d’un véritable capitaine capables de porter la pérennité de l’entreprise" déclare la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, dans un communiqué.
Fibre Excellence, qui détient les deux dernières usines de France de pâte à papier, situées en Haute-Garonne et dans les Bouches-du-Rhône, a été placée en redressement judiciaire fin avril.
670 emplois directs sont menacés dans les deux usines de l'entreprise, dont celle de Saint-Gaudens qui en compte 270 (et 80 de la SEBSO, la Société d’exploitation des bois du Sud-Ouest, chargée de l’approvisionnement en bois). Les deux unités produisent les trois quarts de la pâte à papier consommée en France, destinée à fabriquer des emballages, des mouchoirs ou des cahiers. Elles sont à l'arrêt depuis le mois d'avril.
Depuis le retrait de son actionnaire indonésien Jackson Wijaya, dont la famille contrôle le géant mondial du papier Asia Pulp and Paper, Fibre Excellence n'a reçu qu'une offre de reprise, portée par son équipe dirigeante actuelle. Une proposition que le ministre chargé de l’industrie, Sébastien Martin, a jugée insuffisante : "à l'heure à laquelle nous parlons, malheureusement, dans le projet tel qu'il est proposé, je n'ai pas de réel investisseur industriel" a-t-il déclaré le 10 juin lors des questions posées au gouvernement à l’Assemblée nationale. D'après l'AFP, l'entourage du ministre estime que l'offre "ne présente pas le sérieux et les garanties financières nécessaires", elle serait même jugée "irréaliste".
De leur côté, les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la métropole Rouen Normandie ainsi que les syndicats CFDT, CGT et Force ouvrière ont adressé un courrier au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour réclamer une intervention urgente de l’État. Une liquidation de Fibre Excellence aurait un impact sur une filière comptant 10.700 emplois directs et indirects d'après les signataires.
Les collectivités et les syndicats souhaitent qu’un délai supplémentaire soit accordé par le tribunal si les engagements attendus de l’État sont formalisés avant l’audience du 17 juin.
Le projet de reprise porté par la direction est soutenu financièrement à hauteur de 8 millions d’euros par les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que par plusieurs partenaires institutionnels et industriels. Mais il s'avère conditionné à plusieurs décisions relevant de l’État.
Régions et syndicats demandent notamment une revalorisation du tarif auquel EDF rachète l’électricité produite par les sites dans le cadre de leur activité, la sécurisation de l’approvisionnement en bois via l’Office national des forêts (ONF), un soutien financier au projet de reprise et des garanties sur les modalités de cession des actifs afin d’assurer la viabilité économique de l’entreprise.
"Souveraineté industrielle"
Le vendredi 12 juin, Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie et Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ont tenu ensemble une conférence de presse à Saint-Gaudens. Elles ont insisté sur le caractère décisif de l'audience de ce mercredi.
Sophie Binet met en cause "l’opacité la plus totale" qui entourerait la procédure. Une lettre d'intention aurait en effet été déposée par le groupe SPB, mais son contenu demeure inaccessible aux représentants des salariés et aux régions. "SPB est un ferrailleur associé à un papetier canadien, donc un concurrent dont on peut douter des réelles motivations", a-t-elle expliqué avant de préciser que cette société avait déjà repris puis "démantelé" les papeteries de Condat.
Le président du conseil départemental de la Haute-Garonne, Sébastien Vincini, avait lui aussi pris position : "Je ne comprends pas que le ministre de l’Industrie ne prenne pas de mesures contre les fossoyeurs de cette industrie. Il y a des solutions, il est possible d’agir".
Pour Carole Delga, le maintien de l'usine Fibre Excellence est une question de "souveraineté industrielle". Par ailleurs, invitée de l'émission Dimanche en Politique diffusée ce dimanche 14 juin à 11h10 sur France 3 Midi-Pyrénées, Carole Delga a indiqué qu'elle allait "saisir directement Emmanuel Macron sur ce dossier Fibre Excellence dans les prochaines heures".
Face à l’urgence, la CGT et Force ouvrière plaident pour une nationalisation temporaire de Fibre Excellence, présentée comme une solution immédiate pour éviter la disparition du groupe.
Fibre Excellence pourrait être placée en liquidation judiciaire. Si l'audience a lieu ce mercredi 17 juin, la décision définitive du tribunal devrait être rendue le 24 juin.

